Refuser (verbe)
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Verbe |
Rejeter une demande, ne pas accorder ce qui est demandé; Ne pas vouloir faire ce qui est exigé, prescrit, ordonné. "On lui a refusé la grâce qu'il demandait. Il ne peut rien
Il s'emploie absolument dans la même acception. "Il refuse si poliment qu'on ne peut pas se fâcher. Je me vois dans la nécessité de
"Refuser la porte à quelqu'un," Ne pas lui permettre l'entrée de quelque lieu, de quelque maison, etc. "Il s'est présenté pour entrer au bal, on lui a refusé la porte."
En termes de Manège, "Ce cheval refuse l'obstacle, il refuse à l'obstacle," On ne peut pas l'obliger à franchir l'obstacle.
En termes de Marine, "Le vent refuse," Le vent devient contraire.
REFUSER se dit aussi en parlant des Personnes auxquelles on refuse, ou dont on ne veut pas. "Cet homme refuse ses meilleurs amis, quelque chose qu'ils lui demandent. Il a déjà refusé tous ceux qui l'en ont prié. Il refuse tout le monde. J'ai offert de servir, mais j'ai été refusé."
"Refuser sa fille en mariage," Ne pas vouloir donner sa fille en mariage à quelqu'un qui la demande. "Refuser une jeune fille en mariage" se dit aussi de Celui qui ne veut pas épouser une jeune fille qui lui est proposée en mariage. On dit également : "Cet homme a refusé un bon parti; cette jeune fille a refusé un parti avantageux; on lui a refusé la main de cette jeune fille." On peut dire encore dans le même sens et d'une manière absolue : "Refuser, être refusé. Il désirait épouser cette jeune fille; il en a été refusé. Il m'a proposé sa fille; je l'ai refusée."
REFUSER signifie aussi Rejeter une offre, ne pas accepter ce qui est offert. "On lui a offert un bon prix de cette terre, de ces meubles, mais il l'a refusé. Refuser des présents. Refuser des offres. Refuser un emploi. Refuser des conditions avantageuses. J'ai refusé d'aller chez lui."
Absolument et proverbialement, "Tel refuse, qui après muse," ou "Qui refuse, muse," Celui qui refuse ce qui lui est offert perd souvent une occasion qu'il ne retrouvera pas.
REFUSER signifie encore Ne pas admettre. "On a refusé du monde à la porte. Il a été refusé à son examen. La pièce a été refusée."
Il s'emploie aussi au figuré; et alors il signifie simplement Ne pas donner, ne pas accorder. "La nature lui a refusé la beauté. La nature ne lui a refusé aucun de ses dons. On ne peut
En termes de Tactique, il signifie Éviter d'engager, ne pas avancer. "L'ennemi refusait sa droite."
SE REFUSER, avec un complément direct, signifie Ne pas se permettre, se priver de. "C'est un avare qui se refuse le nécessaire, jusqu'au nécessaire. C'est un homme charitable qui se refuse tout pour faire plus de bien aux pauvres. Il est très prodigue et ne se refuse rien. C'est un homme qui ne s'est jamais refusé un bon mot, une plaisanterie."
Avec un complément indirect, il signifie Ne pas vouloir faire une chose. "Je me refuse à croire. Il se refuse à travailler. Il se refuse à tout ce qu'on lui demande, à tout ce qu'on exige de lui. Il ne se refuse à rien pour obliger." On dit de même, familièrement : "Il ne se refuse à rien."
"Se
"Le temps se refuse à cela, les circonstances s'y refusent," Le temps, les circonstances ne le permettent pas. On dit de même : "Ma fortune se refuse à une si grande dépense."
Dictionnaire d'Emile Littré
| Verbe |
1 Ne pas accepter ce qui est offert, présenté. Refuser une offre. Il a refusé de se servir de mon bras.
PASC.: « J'aurais refusé également la religion de Mahomet et celle de la Chine.... par cette seule raison que l'une n'ayant pas plus de marques de vérité que l'autre.... »
PASC.: « Les Juifs le refusent [Jésus], mais non pas tous ; les saints le reçoivent, et non les charnels »
BOSSUET: « Comme il n'a jamais refusé ce qui était raisonnable étant vainqueur, il a toujours rejeté ce qui était faible et injuste étant captif »
FLÉCH.: « La paix que vous avez tant de fois refusée »
VOLT.: « D'Alembert est pauvre, et il n'est pauvre que parce qu'il a refusé cinquante mille livres de rentes en Russie »
Il se dit des pièces de théâtre que les auteurs présentent, et que les comédiens ne veulent pas jouer.
VOLT.: « La tragédie de Sylla fut présentée aux comédiens et refusée »
D'ALEMB.: « On assure que, Voltaire ayant fait présenter aux comédiens sa tragédie de Mérope, sans leur apprendre qu'il en était l'auteur, elle fut refusée, parce qu'il n'y avait point dans cette pièce d'autre amour que la tendresse maternelle »
2 Ne pas consentir à ce qui est demandé, ordonné. Il a refusé son consentement. Refuser obéissance.
BOSSUET: « Que dirai-je des difficultés qu'on suscite dans l'exécution, lorsqu'on n'a pu
BOSSUET: « On ne se trompe pas quand on attribue tout à la prière ; Dieu, qui l'inspire, ne peut lui rien
FLÉCH.: « M. de Lamoignon refusa-t-il à quelqu'un la liberté de lui dire les choses nécessaires ? »
BOILEAU: « Et Pégase pour eux refuse de voler »
MASS.: « Les dogmes de l'impiété n'ont rien de plus clair et de plus intelligible que les mystères de la religion ; et, en refusant de croire, on perd la foi, sans que la raison y gagne et s'éclaircisse »
VOLT.: « Je suis obligé de m'excuser de mon voyage à Berlin auprès d'un coeur comme le vôtre....j'ai refusé au roi de Prusse deux jours de plus qu'il me demandait »
DUCLOS: « Le régent ne savait rien
DUCLOS: « On offre les services, on refuse les secours »
DUCLOS: « On refuse durement le nécessaire, on accorde aisément le superflu »
Absolument.
LA BRUY.: « Il s'est trouvé des hommes qui refusaient plus honnêtement que d'autres ne savaient donner »
MASS.: « L'impossibilité d'obéir n'a plus d'autre nom que la rébellion et la mauvaise volonté qui refuse »
J. J. ROUSS.: « Pouvant
Refuser la porte à quelqu'un, ne pas lui permettre l'entrée de quelque lieu. Il se présenta pour entrer au bal, on lui refusa la porte.
3 Refuser quelqu'un, ne pas l'accepter. Ce domestique a été refusé. On lui présenta des commis ; il les refusa.
Refuser une fille en mariage, veut dire qu'on la refuse à l'homme qui la demande, ou que l'homme à qui on la propose la refuse.
On dit de même, en parlant de mariage : Cet homme a refusé un bon parti ; Cette fille a refusé un parti avantageux ; On lui a refusé la main de cette jeune personne.
4 En parlant des personnes, ne pas leur accorder ce qu'elles demandent.
RETZ: « Ce n'est pas toujours jeu sûr de
QUINAULT: « Ne les pressez point tant, ces dieux qui vous refusent ; Ils savent mieux que nous d'où dépend notre bien »
MASS.: « Dieu vous refuse ? mais c'est pour vous obliger de le prier plus longtemps »
C. DELAV.: « Je dois te
Refuser quelqu'un de quelque chose, ne pas lui accorder cette chose. Le comte : Qui peut mieux l'exercer [un emploi] en est bien le plus digne. - D.
CORN.: « Diègue : En être refusé n'en est pas un bon signe »
CORN.: « Voilà tout mon souhait et toute ma prière ; M'en
Lett. de l'Acad. franç. au chevalier Servien, dans PELLISSON, Hist. de l'Acad. IV: Vous ne l'avez jamais refusé de rien [le cardinal de Richelieu]
LA BRUY.: « Quelle plus grande honte y a-t-il d'être refusé d'un poste que l'on mérite, ou d'y être placé sans le mériter ? »
LA BRUY.: « Un homme de mérite se donne, je crois, un joli spectacle, lorsque la même place à une assemblée ou à un spectacle dont il est refusé, il la voit accorder à un homme qui n'a point d'yeux pour voir, ni d'oreilles pour entendre »
SAINT-SIMON: « En le refusant [le régent] des 50000 livres de rente sur Lyon, il [Villeroy] ne refusait rien en effet »
5 Ne pas accorder, sans idée que rien soit demandé.
CORN.: « Ma voix, depuis dix ans qu'il commande une armée. A-t-elle refusé d'enfler sa renommée ? »
HAUTEROCHE: « Si mon coeur prévenu refuse de vous croire ? »
BOSSUET: « Avec tant de grandes et tant d'aimables qualités, qui eût pu lui
ROLLIN: « On dit qu'il [Scipion Émilien] ne put
MASS.: « Au milieu des douleurs les plus aiguës, il refuse même à ses souffrances ces plaintes innocentes qui semblent les soulager »
Ne pas consentir à, ne pas accepter.
BOSSUET: « Refusant tous les autres noms, elle s'obstine à dire qu'elle est la princesse »
Refuser avec que et le subjonctif.
MALH.: « Puisque vous avez toutes autres sortes d'avantages sur moi, je ne
Ne pas laisser aller à.
BALZ.: « Quoique vous soyez de profession militaire, je ne vous refuse point aux affaires de notre métier »
MASS.: « Des haines plus modérées et plus tranquilles.... qui, en refusant le coeur au devoir, ont assez d'empire sur elles pour donner les apparences au monde »
6 Fig. Il se dit des choses auxquelles on attribue en quelque sorte un refus. La nature a refusé la vigne aux contrées équatoriales.
BOILEAU: « [Le vieillard] Inhabile aux plaisirs dont la jeunesse abuse, Blâme en eux les douceurs que l'âge lui refuse »
RAC.: « Des déserts que le ciel refuse d'éclairer »
7 Se priver de.
BOURDAL.: « Passer ses jours dans le repos et dans le plaisir, ne rien
8 Se
BOSSUET: « Ces idoles que le monde adore, à combien de tentations délicates ne sont-elles pas exposées ?... et que se peut
MONTESQ.: « Il ne se refusait aucune dépense »
Familièrement. Il ne se refuse rien, il se donne tout ce qui lui est agréable.
REGNARD: « Faire tout ce qu'on veut, vivre exempt de chagrin, Ne se rien
9 Terme de guerre. L'ennemi refusa sa droite, il évita de l'engager.
10 V. n. Il ne refuse à rien, il se charge de toutes les besognes.
11 Terme de manége. Ce cheval refuse, il ne peut pas ou ne veut pas obéir.
12 En termes de métier, on dit d'un outil (mouton, couteau, charrue), qu'il refuse, quand il ne peut enfoncer, pénétrer, couper.
Terme de marine. En parlant du vent, changer de direction, de manière à rendre impossible la continuation d'une route commencée au plus près.
BOUGAINVILLE: « À six heures et demie, les vents refusant de plus en plus, et la marée contraire étant assez forte.... »
Refuser de virer, se dit d'un navire qui n'a pas exécuté le mouvement qui devait, portant sa proue dans le lit du vent, le faire virer ainsi vent devant.
13 Se
N'être pas donné.
J. J. ROUSS.: « Achèverai-je d'accabler ton pauvre coeur, ou t'offrirai-je des consolations qui se refusent au mien ? »
14 Se
Il ne se refuse à rien, il est prêt à tout faire.
15 Se
MOL.: « Cependant à leurs voeux votre âme se refuse, Tandis qu'en ses liens Célimène l'amuse »
BOSSUET: « Lorsqu'on se voit tout d'un coup élevé aux places les plus importantes.... on ne se possède plus.... c'est aux hommes vulgaires un trop grand effort, que celui de se
RAC.: « Je n'ai pour tout accueil que des frémissements ; Tout fuit, tout se refuse à mes embrassements »
MASS.: « Un coeur qui se refusait aux excès, qui ne paraissait point fait pour le dérèglement »
MASS.: « On l'a vu, en garde contre lui-même, se
MASS.: « Vous vous êtes si longtemps refusé à Dieu, malgré les plus vives inspirations de sa grâce »
Fig. Se
MASS.: « La langue se refuse à la foi qui l'anime, les forces manquent, la parole cesse »
Le temps se refuse à cela, les circonstances s'y refusent, le temps, les circonstances ne le permettent pas.
On dit de même : Ma fortune se refuse à une si grande dépense.
PROVERBE
À Genève on dit : qui refuse n'use.
REMARQUE
1. Avec un infinitif,
2. Corneille a dit :
CORN.: « J'aurais peine, seigneur, à lui
HISTORIQUE
XIème siècle
Lois de Guill. 41: Qui dreite lei et dreit jugement
XIIème siècle
Couci, VI: Et mes fins cuers [coeur] me fait d'une amorete Si douz present que [je] ne l'os
Th. le mart. 112: Par sainte obedience [il] a mandé [à] saint Thomas, Que s'il puet faire pes, qu'il ne la refust pas
Job, p. 452: Mais altrement font ces choses li ellieu [les élus] et altrement li renfuseit [les refusés]
XIIIème siècle
BRUN. LATINI: « Et cil [l'aiglon] qui les oils [yeux] remue [en face du soleil], est refusez et gitez dou nif comme bastars »
BRUN. LATINI: « La vie contemplative refuse le monde, et se delite [délecte] en Dieu seulement »
Chr. de Rains, p. 107: Il oï parler de la grant carité de l'hospital d'Acre, et oï dire que nus mesaisiés [malade] n'i estoit refusés
Lai du conseil: Ele [la dame] a, espoir [peut-être], tel refusé Dont ele se repentiroit, S'ele recouvrer i pooit
la Rose, 7609: Riens n'i perdent li refusé, Fors tant cum il i ont musé
BEAUMANOIR: « Qui ne les refuse [les juges] avant que jugement soit fes, il ne les pot
XVème siècle
FROISS.: « Ils
FROISS.: « [Ils] esperonnerent leurs chevaux de grand voulonté ; mais à ceste premiere lance ils faillirent, car les chevaux
Les 15 joyes du mariage, p. 81, dans LACURNE: Son mary l'a refusée d'une robbe, dont elle est bien couroucée
Perceforest, t. IV, f° 111: Tel reffuse au premier jour ung marché, qui au second le octroye
XVIème siècle
MONT.: « Chiron refusa l'immortalité »
MONT.: « Qu'il ne semble pas reprocher à aultruy tout ce qu'il refuse à faire »
MONT.: « La philosophie ne doibt estre refusée ny aux festins ny aux jeux »
MONT.: « Je ne veulx pas qu'on refuse, aux charges qu'on prend, l'attention.... et le sang au besoing »
AMYOT: « Il ne le demanda point [à être censeur], pour la doubte qu'il eut d'en estre refuzé »
AMYOT: « Ilz refuzerent de passer oultre »
AMYOT: « Et qui plus est, quand il cuida entrer au logis de Caton, on luy refusa la porte, à cause que... »
ÉTYMOLOGIE
Provenç. refusar, refudar, refuidar ; espagn. rehusar ; ital. rifiutare. Mot incertain. L'italien rifiutare vient du latin refutare qui avait pris de bonne heure dans la basse latinité le sens de
1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Verbe |
Rejeter une offre, ne pas accepter ce qui est offert. "On lui a offert tant de cette terre, tant de ces meubles, mais il l'a refusé. Refuser des présents. Refuser des offres. Refuser un emploi. Refuser un établissement. Refuser des conditions avantageuses. J'ai refusé d'aller chez lui, quoiqu'il m'en eût prié d'une manière fort pressante. Il m'offrait sa bourse, j'ai refusé de m'en servir."
Absol. et prov., "Tel refuse, qui après muse," ou, "Qui refuse, muse," Souvent on se repent d'avoir refusé ce qui était offert.
2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française
signifie aussi, Rejeter une demande, ne pas accorder ce qui est demandé; Ne vouloir pas faire ce qui est exigé, prescrit, ordonné. "On lui a refusé la grâce qu'il demandait. Il ne peut rien
Il s'emploie absolument, dans la même acception. "Il refuse si poliment, qu'on ne peut en être offensé. Je me vois dans la nécessité de
"Refuser la porte à quelqu'un," Ne pas lui permettre l'entrée de quelque lieu, de quelque maison, etc. "Il s'est présenté pour entrer au bal, on lui a refusé la porte."
En termes de Manége, "Ce cheval refuse," Il ne peut pas ou ne veut pas obéir.
En termes de Marine, "Le vent refuse," Le vent devient contraire.
3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française
se dit quelquefois Des personnes auxquelles on refuse, ou dont on ne veut pas. "Cet homme refuse ses meilleurs amis, quelque chose qu'ils lui demandent. Il a déjà refusé tous ceux qui l'en ont prié. Il refuse tout le monde. J'ai offert de servir, mais j'ai été refusé."
"Refuser une fille en mariage," Ne pas vouloir donner sa fille en mariage à quelqu'un qui la demande. Il se dit aussi De celui qui ne veut pas épouser une fille qui lui est offerte en mariage. On dit également, "Cet homme a refusé un bon parti; cette fille a refusé un parti avantageux; on lui a refusé la main de cette jeune personne."
4ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française
s'emploie quelquefois au figuré; et alors il signifie simplement, Ne pas donner. "La nature lui a refusé la beauté. La nature ne lui a refusé aucun de ses dons. On ne peut
5ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française
s'emploie aussi avec le pronom personnel, régime indirect ou régime direct.
"Se
"Se
"Se
"Le temps se refuse à cela, les circonstances s'y refusent," Le temps, les circonstances ne le permettent pas. On dit de même, "Ma fortune se refuse à une si grande dépense."
6ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française
se dit en termes de Tactique. "L'ennemi refusait sa droite," L'ennemi évitait d'engager sa droite.
Emplacement dans le dictionnaire :
| refugier réfugier réfugier (se) refuir refuite refus refusable | refusant refusé refuseur réfutable réfutation refutation | réfuté refuter réfuter regagné regâgner regagner regain |
Quelques citations relatives :
Citation n°1 de Georges FEYDEAU (La Dame de chez Maxim)...dos au public, avec des tortillements et sauts de croupe, minaudant au milieu de ces dames qui forment éventail autour d'elle et allant successivement de l'une à l'autre. -oh ! Vraiment, madame, me refuser, oh ! C'est mal ! Et vous, madame ? Quoi, pas même une coupe de champagne ? On n'a pas idée, vraiment ! Vous me contristez ! Vrai, vous me contristez ! ... et vous, chère baronne, serez-vous aussi...
Citation n°2 de Émile MOSELLY (Terres lorraines)
...au cours de ses longues rêveries, en femme réfléchie qui n'entend rien laisser au hasard : - quand nous serons mariés, disait-elle, on nous offrira d'habiter chez mes parents ; mais il vaut mieux refuser : chacun à sa place ; les vieux avec les vieux et les jeunes avec les jeunes. Elle lui expliquait ainsi qu'ils retiendraient un logement qui se trouvait à louer dans la maison du boulanger. Les...
Citation n°3 de Ernest RENAN (Souvenirs d'enfance et de jeunesse)
...que parce que le monde est enfantin. Si le public avait la tête assez forte, il se contenterait de la vérité. Ce qu'il aime, ce sont presque toujours des imperfections. Mes adversaires, pour me refuser d'autres qualités qui contrarient leur apologétique, m'accordent si libéralement du talent, que je puis bien accepter un éloge qui dans leur bouche est une critique. Du moins n'ai-je jamais cherché à...
Citation n°4 de Ernest RENAN (L'Avenir de la science)
...ignore les différences profondes qui séparent les littératures et la façon de sentir des peuples divers. Sans embrasser aucun système de réforme sociale, un esprit élevé et pénétrant ne peut se refuser à reconnaître que la question même de cette réforme n'est pas d'une autre nature que celle de la réforme politique, dont la légitimité est, j'espère, incontestée. L'établissement social, comme...
Citation n°5 de Ernest RENAN (L'Avenir de la science)
...Si l'individu était antérieur à la société, il faudrait son acceptation pour qu'il fût considéré comme membre de la société et assujetti à ses lois, et on concevrait, à la rigueur, qu'il peut refuser de participer à ses charges et à ses avantages. Mais du moment que l'homme naît dans la société, comme il naît dans la raison, il n'est pas plus libre de récuser les lois de la société que de...
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